vendredi, janvier 08, 2010

Questions sur la neutralité

Très intéressante discussion hier en marge de la réunion du Think Tank de la Fondation Télécom sur la neutralité du net.

Le débat sur la neutralité du net est essentiel. Au cœur de ce débat une revendication que je partage : étant donné le rôle d’Internet pour l’économie, la culture, voire l’humanité, il est essentiel d’en maintenir la « neutralité », c’est-à-dire la garantie que le réseau diffuse bien à tous ses abonnés l’ensemble des contenus et services possibles, sans distorsion. La garantie également que l’architecture profonde du réseau continue, comme il en a été depuis le début, à favoriser, par son ouverture, l’innovation, la créativité et la croissance.

Les analogies sont simples: de même qu’on n’accepterait pas qu’une autoroute soit en mesure de filtrer ses utilisateurs en fonction, par exemple, de la marque de leur voiture (je crois que c'est la comparaison que prenait Tim Wu dans son article fondateur de 2003 : Network Neutrality, Broadband Discrimination), de même qu’un abonné téléphonique est assuré qu’une fois abonné et en ligne, son appel parviendra sans distorsion à un autre abonné en ligne, les utilisateurs d’Internet doivent être assurés qu’une fois en ligne, leurs communications sont traitées à égalité. 

mardi, janvier 05, 2010

Computing in the Cloud

Pour changer un peu, un petit billet sur des sujets excessivement techniques... Mais rassurez-vous cependant, n'étant ni informaticien ni ingénieur, je resterai assez général.
L'informatique subit actuellement l'une des révolutions systémiques dont elle est capable, le passage vers le"cloud computing". Le problème est que cette réalité de fond a des conséquences stratégiques bien distinctes et parfois contradictoires.
Le mouvement de fond est la tendance à renvoyer les calculs "dans le nuage" ("in the cloud"), c'est-à-dire, pour l'utilisateur, pour la PME, pour l'éditeur de service, à ne pas s'embarrasser de serveurs mais à confier ses traitements et ses calculs à des serveurs diffusés dans le réseau Internet.


Au fond, l'initiative SETI@home de l'université de Berckeley (illustration), qui proposait en 1999 aux internautes de partager une partie de leur puissance de calcul pour contribuer collectivement à décrypter des enregistrements et à y rechercher d'éventuels signaux extra-terrestres était déjà une préfiguration de cette tendance.
Avec l'explosion d'internet, cette facilité s'est développée, entraînant des enjeux économiques, stratégiques et industriels considérables. C'est la première révolution du Cloud computing, et la première question essentielle pour l'industrie française.

Lu : les levées de fond dans l'industrie musicale en 2009

dimanche, janvier 03, 2010

Classes sociales ou propagations virales ?


Les 300 millions d'internautes revendiqués par Facebook (1/4 des internautes du monde) ne doivent pas faire oublier l'incroyable succès de Myspace, les 80 millions d'utilisateurs de Twitter, les 50 millions d'utilisateur d'Orkut (le réseau social de Google), dont 26 millions au Brésil, le succès de Mixi au Japon, ni ceux de Linkedin, Xing, Viadeo, etc.

Qu'on ne s'y trompe pas : c'est une lutte à mort qui s'est engagée entre les tenants du web classique, plat, hypertexte, algorithmique et hiérarchisé par le "pagerank" de Google, et les tenants d'un web social, centré sur l'utilisateur et son réseau relationnel, mû par la recommandation et la propagation virale.

vendredi, janvier 01, 2010

Sigmund Freud entre dans le domaine public !



Le droit de la propriété intellectuelle reconnaît à l'auteur, puis à ses ayant-droits une propriété complète (y compris le fameux "droit moral") jusqu'à soixante-dix ans après la mort de l'auteur (les années de guerre étant retranchées de ce calcul).
Passé ce délai, les oeuvres entrent dans le "domaine public" et chacun peut les utiliser comme bon lui semble.

Dans de nombreux pays, l'entrée dans le domaine public se fait, par convention, le 1 janvier de l'année concernée. C'est-à-dire aujourd'hui.