Affichage des articles dont le libellé est Cap digital. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Cap digital. Afficher tous les articles

samedi, décembre 08, 2012

Direction Etalab


Le Premier ministre a annoncé jeudi qu’il me confiait la direction d’Etalab, le service en charge de l’ouverture des données publiques, responsable notamment du portail Data.gouv.fr. J'y travaillerai auprès de Jérôme Filippini, le Secrétaire général pour la modernisation de l’action publique. Nous travaillerons en particulier étroitement avec Marylise Lebranchu, Ministre de la réforme de l'Etat, de la décentralisation et de la fonction publique, et avec  Fleur Pellerin, ministre déléguée chargée des petites et moyennes entreprises, de l'innovation et de l'économie numérique, 
J’ai accepté avec fierté cette belle mission. Je crois profondément que l’open data et le « gouvernement comme une plateforme » sont aujourd’hui les meilleurs moyens pour améliorer l’efficacité de l’Etat, renforcer la démocratie, mais aussi pour soutenir l’innovation et la croissance économique dans notre pays. Je crois aussi qu'à l'Age de la multitude, le contrôle de l'ouverture de ses propres données fait partie intégrante d'une stratégie de souveraineté.

mercredi, juin 20, 2012

Futur en Seine 2012. Aperçus à chaud

Futur en Seine 2012 (#FENS2012) bat son plein. Trop tôt pour en tirer un bilan, mais déjà le sentiment que nous sommes en train de réussir notre pari : créer, chez nous, un événement international de création, de confiance, de réflexion partagée et de fête.

Un festival, c'est comme une start-up. Un grand rêve, un soutien financier dans la durée, et le droit de pivoter, et tous les espoirs lui sont permis. Cette troisième édition, la première après la décision d'annualisation, riche des expériences des précédentes, est un succès.

Profitez-en. Il reste cinq jours d'un magnifique programme. Avec toujours Expoviz, que je recommande, Design Metadata, que je vais visiter, Futur en Seine à Issy, Géographies nomades, aux Beaux-arts, la Web Games Conference, le pavillon de l'Arsenal, la plongée virtuelle de Virtuel Diving, ou l'expérience d'urbanisme collaboratif à Deuil la barre. Et j'en oublie.

Mais il est déjà temps de partager des souvenirs. C'est pourquoi j'ai préparé un rapide montage de premières photos, la plupart prises par Benjamin Boccas, notre photographe officiel. J'ai également le plaisir de partager avec vous le petit clip préparé par Frédéric Vacher, le représentant de Dassault Systèmes au CA de Cap Digital, qui a passé son week-end à filmer les événements du CENTQUATRE.

On vous attend très nombreux en 2013.

mercredi, juin 13, 2012

Futur en Seine 2012 : nous n'avons encore rien vu !

Un simple calcul.
Avec la loi de Moore, la puissance d'un ordinateur est multipliée par 1000 en 20 ans.
Traduction : si nous sommes en train de gravir une montagne d'innovations haute de 1 km, nous avons progressé d'un mètre en 20 ans et nous allons faire 1 km dans les 20 années à venir.

Personne n'est capable d'imaginer réellement ce que nous en ferons.

L'avenir n'est pas écrit

On ne sait rien de ce qui se prépare, sauf une chose : le monde va changer plus encore qu'il n'est concevable.
On sait une autre chose, également. Ces changements ne se décrèteront pas. Ils proviendront de la rencontre des gestes - un peu fous - des innovateurs radicaux, et de la subversion de ces propositions par le public, qui en fera, comme d'habitude, exactement ce qui lui chantera.
Et on soupçonne une troisième chose. Après avoir fait le plus facile, la révolution des écrans, le e-commerce, la dématérialisation, on va maintenant passer aux choses sérieuses. Le numérique va entrer dans la ville, dans la voiture, dans la maison. Le numérique va s'immiscer dans nos rapports aux autres, dans nos rapport à notre propre corps. Il va faire appel aux trésors de la narration et du design. Il va se préoccuper de tisser une civilisation, de beauté et d'harmonie.
Si l'innovation à venir est une montagne, autant se dire que nous avons à peine entamé la marche d'approche.

Cette conviction est le sens, l'esprit et la fonction de Futur en Seine

La région parisienne a la chance d'être l'une des métropoles où s'invente ce futur. Elle rassemble, comme peu d'autres, toutes les sortes de créateurs : artistes et designers, chercheurs et entrepreneurs.

Futur en Seine est leur fête. C'est un festival populaire, festif et gratuit, tourné vers cette prospective.

Il ne cherche pas seulement à présenter ces innovations, il cherche à les comprendre, à les problématiser, à les interroger. Et à le faire avec son public.

C'est important parce que c'est comme ça qu'on inventera vraiment le futur. C'est pourquoi Cap Digital a voulu créer ce festival, rapidement soutenu par un apport déterminant de la Région Ile de France, mais aussi par la Ville de Paris, les collectivités d'Ile de France - dont le département de Seine Saint-Denis), et enfin de grands sponsors, comme Orange et la SNCF.

vendredi, mai 04, 2012

Rapport moral au Conseil d'administration de Cap Digital, pour l'exercice 2011

J'ai présenté hier, à l'Assemblée générale de Cap Digital, le rapport moral pour l'exercice 2011. Comme cela devient une habitude, je suis fier et heureux de partager ces éléments avec mes lecteurs et amis...


Chers amis

Je suis très heureux de vous retrouver pour ce qui est mon quatrième rapport moral à l’Assemblée générale.
Je salue notamment les nouveaux adhérents qui nous ont rejoint cette année.
Je vais vous présenter mon rapport moral qui s’inspire du rapport de gestion et du rapport d’activité, tous deux disponibles sur le site de Cap Digital.

Notre association travaille au rayonnement et à la compétitivité des industries de contenus et de services numériques en Ile de France. Sa force tient au talent de ses adhérents, chercheurs ou entrepreneurs, grandes entreprises ou investisseurs. C’est pourquoi nous aimons commencer nos rencontres avec quelques exemples choisis parmi les nombreux succès de nos adhérents ou des membres de notre écosystème.

Cette année, nous pouvons ainsi nous réjouir, parmi de nombreux exemples :
-   du prix de la meilleure innovation au CES de Las Vegas, remporté par la société Invoxia (créée par Eric Carreel, par ailleurs fondateur de Withings et de Sculpteo).
-   du grand succès des tablettes tactiles d’Archos, que nous avions fortement soutenu
-   de la relocalisation d’une chaîne de production de tablettes par la société Unowhy
-   du titre de meilleure école au monde pour le Design concept décerné par le RedDot de Singapour à l’ENSCI-Les Ateliers
-   de l’achat, par la Mairie de San Francisco, de la solution de crowdsourcing BlueEyes de FaberNovel
-   des déclinaisons au Japon et au Brésil du prototype Unlimited cities de UFO, présenté à Futur en Seine 2011
-   de l'acquisition par Dassault Systèmes de deux fleurons de notre écosystème, Exalead et Netvibes, tandis que Dailymotion était acquis par Orange, ce qui montre la possibilité pour nos technologies de trouver des débouchés en France, chez un leader mondial.
-   de plusieurs belles levées de fonds : soit de la part de jeunes sociétés très proches de Cap Digital, comme SimpleIT, Weezevent ou Ubikod, soit d’acteurs plus confirmés comme Aldebaran ou MacGuff, qui a créé une branche spécialement dédiée à Universal, laquelle a deux longs métrages en préparation, 'The Lorax' et 'Moi, moche et méchant II'"
-   de la croissance fulgurante de Criteo, qui devrait réussir une belle entrée en bourse dans les mois à venir
-   de la montée de JP Morgan au capital de Technicolor, annoncée aujourd’hui même.

Nous sommes membres d’une communauté vivante et ambitieuse, et j’espère que Cap Digital y contribue. Plus que tout, je me réjouis de sentir, dans notre association, une sorte d’enthousiasme pour ces succès, qui sont perçus à la fois comme des preuves de notre niveau international et comme des exemples à suivre et à dépasser.

mercredi, avril 11, 2012

Premiers enseignements du colloque sur la néoindustrialisation


Mardi 27 mars, dans le cadre des huitièmes Rencontres Cap Digital, se tenait un court colloque sur la néoindustrialisation.

Nous avions choisi ce thème central, à la fois pour souligner l'importance de concevoir une véritable politique industrielle, pour appeler à tourner le dos à l'idéologie du "Fabless" - cette pensée méprisante qui a voulu réserver les tâches créatives à l'Occident et la production au tiers-monde -, et pour insister sur la nécessité de réfléchir à une politique industrielle moderne, tenant compte de la transformation numérique.

Nous avons eu  un débat de très grande qualité. Je vous conseille vivement d'en regarder les actes, accessibles sur la "webconf TV" inaugurée à cette occasion par Cap Digital.

Nous allons travailler sur cette matière très dense, dont nous n'avons pas fini de tirer les enseignements. Mais je voudrais d'ores et déjà, à chaud, partager quelques notes tirées de ces échanges.

1- l'ampleur de la transformation numérique des industries et des services dépasse tout ce que nous imaginions.
Les témoignages de notre première table ronde furent à cet égard éloquents.
Les studios Eclair, engagés dans le cinéma depuis 1907, ont travaillé un siècle sur les mêmes technologies de base avant de devoir changer brutalement en quelques années. La Poste a du, en quelques années, réinventer ses services, son activité, sa logistique, son management et son rapports aux utilisateurs (gagnant de ce fait le prix du manager d'entreprises du prix des technologies numériques 2012). Unowhy avait conçu une tablette tactile un peu avant Apple, et a su rebondir en se spécialisant sur un segment porteur, la cuisine, avant de décider de produire sa célèbre tablette Qooq en France, tant pour des raisons de coût que de qualité. Archos, l'un des nouveaux espoirs français en matière d'électronique grand public, qui faillit bien, lui aussi, succomber au succès de l'IPad, avant de se repositionner à toute allure. Mia electric s'est emparé de tout ce que permet aujourd'hui le numérique pour bouleverser les méthodes de conception et de production d'une voiture et proposer un petit bijou de voiture électrique.
Tous ces métiers, dont aucun n'est à proprement parler numérique, ont témoigné des conséquences de l'entrée dans l'ère numérique. La rapidité, la fluidité, la disruption, le design, l'open source, la concentration de la valeur ajoutée ne sont pas l'apanage du consumer internet. Ces bouleversements concernent tous les métiers désormais.

2- Que deviennent les usines ?
La brillante conférence de Marc Giget nous a ensuite entraîné dans une réflexion sur ce que sont en train de devenir les usines après la révolution industrielle en cours.
Nous avons tous en tête des images d'usines fermées - il y a de quoi depuis dix ans. Ces images nous dissimulent la nouvelle réalité.
Après la révolution numérique, l'usine plus compacte, plus dense en technologie, moins dense en salariés - mais ils sont mieux payés - est un nouveau lieu de relations et de production. Son empreinte sur l'urbanisme, notamment, a considérablement changé et permet de concevoir de nouvelles implantations, à la périphérie des villes, mais en contexte urbain.

samedi, juin 11, 2011

Futur en Seine 2011 : que la fête commence !






Vendredi prochain, 17 juin, nous lancerons officiellement l'édition 2011 du Festival Futur en Seine, initié par Cap Digital en 2009.  J'espère qu'on se retrouvera nombreux à l'inauguration, au passage de l'Innovation.

Futur en Seine 2011, c'est Futur en Seine au carré : plus de prototypes, plus d'événements, plus d'invités. C'est une ouverture internationale exceptionnelle, en partie appuyée sur le Futur en Seine on tour qui a permis à nos prototypes de faire escale à Amsterdam, au Japon, en Chine et en Corée. Dix délégations internationales, des conférenciers du monde entier, un souffle exceptionnel...

Pendant 10 jours, plus d'une centaine d'événement, de fêtes, de conférences, de rencontres d'affaires, d'expositions vont mettre Paris, Saint-Denis, Issy-les-Moulineaux, Montreuil et autre au diapason de la révolution numérique.

J'attend beaucoup, personnellement, des conférences internationales, des prototypes du futur, du Village des innovations et de la fête de clôture. Mais il y aura tant à voir ! Il y aura de quoi nager dans le numérique du matin au soir, chacun selon ses goûts. Pour ma part, je pense passer à Pas Sage en Seine dont je garde de si bons souvenirs, et me balader beaucoup en soirées. Et j'ai déjà visité l'exposition "objet(s) du numérique" au passage de l'Innovation.

Pourquoi Cap Digital, pôle de compétitivité travaillant sur le développement économique, a-t-il jugé indispensable de se lancer dans un tel événement ? 

mardi, avril 26, 2011

Rapport moral 2010 à l'Assemblée générale de Cap Digital


Chers amis

Bonjour à tous, et particulièrement aux nouveaux adhérents qui nous ont rejoint, particulièrement nombreux cette année encore

Il me revient de vous présenter le rapport moral de l’exercice 2010, qui synthétise le rapport d’activité et le rapport de gestion de l’exercice 2010, tous deux disponibles sur le site de Cap Digital.

Je voudrais tout d’abord rappeler que, si Cap Digital est né d’une initiative de l’Etat, il est avant tout lune association d’entreprises – grandes et petites -, souvent concurrentes, d’établissements publics et de collectivités locales qui travaillent au succès des entrepreneurs et créateurs du numérique en Ile de France.


C’est pourquoi je voudrais commencer ce rapport moral en me félicitant de certains de vos succès. Non pas pour donner je ne sais quel prix, mais pour rappeler ce pourquoi nous nous battons et ce qu’il est possible de faire ici. Je me réjouis par exemple :
- du succès du film d’animation « Moi, moche et méchant » entièrement développé par la société Mac Guff, membre d’un des premiers grands projets du pôle, le projet HD3D. C’est la première fois qu’Universal sous-traite entièrement un long métrage hors des US, et il a été 10 semaines en tête du box office aux Etats-Unis ;
- des récents succès Quantic Dream, qui vient de remporter trois BAFTA grâce à Heavy Rain, avec, là encore, des technologies issues de projets de R&D soutenus par Cap Digital ;
- des créations répétées de Parrot, qui après le succès du ARdrone vient de lancer Dia (cadre photo, développé avec Nodesign) et Asteroïd (autoradio connecté à Internet)
- des succès commerciaux internationaux d’Aldebaran, qui vend désormais ses robots au Japon comme aux US ;
- de la très forte croissance de Dailymotion, désormais 32e site mondial ;
- des belles levées de fonds de KTM advance, MXP4 et de beaucoup d’autres ;
- du million d’utilisateurs de covoiturage.fr ;
- quant à Mikkros, je ne sais pas si je dois les féliciter pour leur récent César pour Logorama, qui fait suite à l’Oscar 2010 dont nous nous félicitions l’année dernière.

Si j’ai oublié quelqu’un, c'est de votre faute. Pensez à m’avertir de vos succès, car je suis souvent sollicité pour en parler.
Je note en passant que les hypothèses qui ont prévalu à la création de Cap Digital se confirment chaque jour. Les contenus et les services numériques sont le moteur de la croissance française. MacKisey vient de nous rappeler qu’Internet à lui seul est responsable de 25% des créations nettes d’emplois en France depuis 15 ans. Nous savons bien, ici, que le numérique déborde largement Internet et qu’il est désormais le matériau avec lequel nous construisons presque toutes nos innovations.


mercredi, février 23, 2011

Vie numérique : un Institut pour les PME de l'économie numérique

Je sors à l'instant d'une belle réunion d'organisation de la montée en puissance des PME dans la gouvernance et dans l'utilisation de l'IRT Vie numérique. Pas moins de 7 associations se sont mobilisées pour que les PME puissent exercer leur pleine responsabilité dans ce projet.
Un regroupement de Silicon Sentier, Bureau Export, Paris Mix, Capital Games, Pôle audiovisuel Nord parisien d'une part ; la FICAM d'autre part; et enfin l'association Cap-Educ, qui est née pour l'occasion, vont prendre trois sièges de membres fondateurs. Ces associations représentent au total 850 entreprises et plus de 12.000 salariés ont décidé de proposer à leurs adhérents de s'organiser pour monter dans ce projet, participer à son financement et s'impliquer dans sa gouvernance.
De très bon augure pour tous ceux qui estiment que le numérique est avant tout un changement global de modèle économique et social et que les PME porteront les transformations les plus radicales, la croissance et l'emploi.

Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur ce projet, je remets ici mon interview à l'AEF du mois dernier :


AEF : Cap Digital a suscité et soutenu un projet d’IRT intitulé l’Institut de la Vie Numérique. Qu’en attendez-vous ?
Henri Verdier : L’Institut de la Vie numérique est le fruit d’une ambition collective et d’un travail ayant mobilisé plus de 100 partenaires. Déposé par l’Université Pierre et Marie Curie, l’Université Paris 13 et l’Institut Télécom, il incarne le projet stratégique de tout l’écosystème Cap Digital.
Son objectif est clair : la métropole parisienne est l’un des écosystèmes d’innovation les plus créatifs au monde, bénéficiant d’infrastructures, d’une force de recherche, d’un tissu de PME de premier plan ainsi que des centres de décision de grands groupes du numérique et des services. L’Institut de la Vie numérique permettra de faire converger les efforts de recherche de tous ces acteurs pour leur permettre d’aborder, au meilleur état de l’art, les grands sujets de la transformation numérique. Il colocalisera des équipes de recherche privées et publiques et des plateformes d’innovation collaborative. Il rendra le paysage de la recherche lisible pour les entreprises du secteur. Surtout, il organisera la possibilité concrète, pour les grandes entreprises comme pour les PME, de puiser facilement dans cet incroyable potentiel.

jeudi, février 03, 2011

Dépôt du dossier de l'Institut de la Vie numérique

Cette semaine, nous avons remis la première tranche du dossier de constitution de l'Institut de la Vie numérique. C'est un projet essentiel, qui a mobilisé près de 300 adhérents de Cap Digital depuis de longs mois.

Les IRT sont l'une des initiatives du Grand emprunt, qui souhaite faire naître, en France,  quelques grands Instituts de recherche appliquée, centrés sur des sujets stratégiques, et aptes à irriguer un tissu de grandes entreprises et de PME.

Cap Digital est convaincu de l'importance de tels Instituts.
En effet, si nous avons plaidé, maintes et maintes fois, que l'innovation est affaire d'entrepreneurs, de PME et d'imagination, et qu'elle ne peut pas résulter de démarches trop rigides et planifiées, il n'en demeure pas moins que ces entrepreneurs, grands et petits, ont besoin, pour jouer les premières places, de pouvoir puiser facilement dans un ensemble de compétences de recherche du meilleur niveau mondial, et focalisées sur les sujets clés. En d'autres termes, s'il n'y a pas de Silicon Valley sans entrepreneurs ou VC, il n'y a pas non plus de Silicon Valley sans Berkeley, Stanford ou USC.

Cap Digital rassemble un incroyable réseau de centres de recherche (plus de 55 établissements publics), de grandes entreprises (25) et de PME (7 associations et plus de 650 PME adhérents directs ; 130 PME de moins de 5 ans soit 14 % des jeunes entreprises de l'ensemble des pôles de compétitivité).
Tous sont acteurs de la gigantesque transformation numérique que traverse notre civilisation.
Focaliser une puissance de recherche, au meilleur niveau mondial, sur les sujets clés du numérique d'aujourd'hui, et l'ouvrir à tout cet écosystème, a donc une importance majeure.

mardi, janvier 25, 2011

Paris, Capitale mondiale du mobile ?

La GSMA (la puissante association internationale de plus de 750 opérateurs de télécommunications), qui organise chaque année le Mobile World Congress (initialement accueilli à Cannes, puis à Barcelone depuis quelques années), a lancé un appel à propositions pour choisir la ville d'accueil de cette manifestation pour les années 2013-2017.

Bonne nouvelle, la GSMA vient d'annoncer que la candidature de Paris était dans la shortlist des finalistes.

Difficile de dire qui l'emportera mais je peux vous dire que la proposition parisienne est très intéressante.
Elle émane d'un collectif ambitieux, où Orange est très présent, où les pôles de compétitivité sont très impliqués, que l'Etat et les collectivités locales soutiennent sans ambage.

samedi, septembre 04, 2010

Nouvelles de Cap Digital : appel aux investisseurs à rejoindre les pôles de compétitivité

Le démarrage de notre nouveau projet, MFG-R&D, m'occupe pas mal en ce moment, ce qui m'empêche de bloguer tout ce que je voudrais vous raconter... Mais je pense que je reviendrai vite, d'autant plus que nous commençons à analyser certains phénomènes sur Twitter qui justifieront sans doute quelques papiers à venir.

Je voulais quand même partager une nouvelle dont je me réjouis : l'Assemblée générale extraordinaire de Cap Digital a approuvé cette semaine notre proposition de créer un cinquième collège d'adhérents. L'association accueillait déjà les PME, les Grandes entreprises, les Etablissements publics d'enseignement supérieur et de recherche ainsi que les Collectivités locales. Elle s'ouvre désormais aux investisseurs en capital. J'espère qu'ils seront nombreux à nous rejoindre.

mardi, juin 01, 2010

Comment aborder l'éducation dans le Grand emprunt ?

A la suite des Assises nationales de l'éducation et de la formation numérique, et en préparation du Grand emprunt, Cap Digital travaille actuellement en profondeur à un ensemble de propositions concernant l'éducation numérique sous tous ses aspects : formation professionnelle, enseignement primaire, enseignement supérieur, éducation informelle...

Pourquoi avoir rassemblé ces quatre composantes ? Parce que nous avons la conviction que là est la clé d'un véritable changement, et la raison du relatif échec des efforts antérieurs.

Tous les exemples passés ont montré l'insuffisance des plans sectoriels. Il faut construire une dynamique complète. L'éducation numérique, aujourd'hui, c'est à la fois :
- un levier de diffusion de la culture 
- une exigence de qualité de formation pour la jeunesse ;
- un besoin pour la compétitivité des entreprises ;
- un secteur industriel pointu capable de devenir puissant à l'international ;
- des thématiques de recherche fondamentales et un potentiel d'innovation considérable, qui nécessitera l'engagement de la jeune génération ;
- un levier de réforme du système éducatif.

mercredi, mai 05, 2010

Rapport moral à l'Assemblée générale de Cap Digital pour l'exercice 2009

Cap Digital a tenu aujourd'hui son Assemblée générale, qui m'a valu le plaisir d'être reconduit dans mes fonctions de président au nom de ma nouvelle société, MFG-R&D.


Le formalisme de la vie associative demande un rapport moral, ce qui m'a conduit à synthétiser en quelques pages une année absolument passionnante.
J'ai donc le plaisir de vous présenter ce texte un peu dense, mais qui résume une extraordinaire aventure humaine.





Chers amis

Bonjour à tous, et bienvenue aux nouveaux adhérents.

Je vais vous présenter le rapport moral de l’exercice 2009, qui synthétise le rapport d’activité et le rapport de gestion, disponibles sur le site de Cap Digital.

Nous avons parmi nous aujourd’hui de nombreux nouveaux adhérents, et je voudrais donc commencer par un bref rappel de la nature et des objectifs de Cap Digital.

Cap Digital, c’est votre association : une association d’entreprises, d’industriels, de chercheurs, d’universités et d’écoles, impliquant également l’Etat, la Région Ile de France et les collectivités locales. Si nous sommes réunis, c’est que nous voulons contribuer au développement et au rayonnement de la création numérique en Ile de France.
Cap Digital, ce sont donc d’abord des entrepreneurs, des chercheurs, des passionnés, qui travaillent au succès de la création numérique française. C’est pourquoi nous sommes très fiers de pouvoir revendiquer cette année de très beaux succès, au sein de notre communauté et de notre écosystème :
-       L’Oscar gagné par Mikros Images et le collectif H5, qui fait non seulement de Cap Digital le seul pôle de compétitivité à avoir gagné un Oscar, mais qui prouve surtout qu’une PME de la Région est au meilleur niveau mondial ;
-       Les récompenses internationales de très jeunes Start-ups, dont : le Seedcamp winner et le grand prix de l’innovation de la ville de Paris remporté par la jeune société Kwaga, la sélection au Techcrunch 50 et le prix du Web09 remportées par la jeune start-up Stribe à peine sortie de l’incubateur Télécom Paritech ;
-       La diffusion nationale puis internationale de la Cantine de Silicon Sentier, qui nous est chère et dont nous sommes heureux d’être l’un des soutiens, qui a ouvert récemment une représentation en Israël ;
-       La décision d’Universal studios de confier la réalisation d’un long métrage complet à Mac Guff, ce qui est, à ma connaissance, une première en France ;
-       Le tout récent succès mondial de Heavy Rain, le dernier jeu de Quantic Dream.
-       Ou encore l’extraordinaire succès de Parrot au Consumer electronic show ;

mercredi, avril 21, 2010

Rapport de l'IAU sur les industries créatives en Ile de France

L'Institut d'aménagement et d'urbanisme de la Région Ile de France vient de remettre un important rapport sur les Industries créatives en Ile de France.

Je ne vais pas tenter de résumer ce rapport de 173 pages, mais je voudrais noter quelques points en relation directe avec notre travail au sein de Cap Digital :

La moitié des emplois salariés créatifs français
Avec près de 256 000 salariés, le poids des industries créatives de l’Ile-de-France en France
est prépondérant : elles représentent 48% des effectifs salariés français et 34% des
établissements en 2007. En dehors de l’Ile-de-France, Rhône-Alpes et Provence - Alpes -
Côte d’Azur sont les deux régions françaises qui concentrent le plus d’activités créatives en
termes d’emplois et d’établissements présents sur leur territoire.

vendredi, avril 16, 2010

Qu'est-ce que les enfants peuvent apprendre seuls ?

Au cours de cette première journée des Assises nationales de l'éducation et de la formation numériques, Cap Digital avait invité, parmi les keynote speakers, M. Sugata Mitra.

Sugata Mitra a connu une célébrité mondiale lorsqu'on a appris que son travail était directement à l'origine du roman de Vikas Swarup qui allait donner lieu au film Smulldog Millionnaire. Je vous conseille son site, il est exceptionnel.

Mais c'est surtout un professeur Indien qui a développé un programme extraordinaire d'apprentissage dans les bidonvilles Indiens, puis progressivement dans des écoles plus élitistes, y compris en Angleterre, avec des résultats exceptionnels. Et par ailleurs durables, mesurables et documentés.

mardi, avril 13, 2010

Les Assises nationales de l’éducation et de la formation numériques


Jeudi et vendredi prochains, Cap Digital organise les premières Assises nationales de l'éducation et de la formation numérique.
Je suis vraiment fier et heureux de cette initiative née dans la communauté Education et formation, mais qui a rapidement mobilisé une bonne part de notre équipe et de la gouvernance du pôle.

La transformation numérique, qui est en fait un changement profond de civilisation, traverse les pratiques d'éducation comme elle traverse l'ensemble de la société : innombrables expérimentations au sein des pratiques d'éducation scolaire et parascolaire, changement de fond de l'enseignement universitaire qui se prépare à une prochaine compétition mondiale acharnée, innovation permanente et fascinante des pratiques d'éducation informelle, et croissance rapide des usages et des marchés de la e-formation professionnelle.
Mais, contrairement à d'autres secteurs des activités humaines, ces innovations nombreuses peinent à dessiner un grand dessein.

lundi, mars 08, 2010

Logorama remporte l'Oscar du film d'animation

C'est avec une vraie joie que j'ai appris ce matin que le court métrage Logorama, produit par le film de François Alaux, Hervé de Crécy et Ludovic Houplain, du collectif H5, coproduit et réalisé par la société Mikros images, avait remporté cette nuit l'Oscar du meilleur film d'animation.

Après Oktapodi l'année dernière, réalisé par des étudiants de l'école des Gobelins, et premier film d'étudiants à être nominés, c'est cette fois-ci la récompense suprême pour un film français.


vendredi, janvier 22, 2010

Médecine du futur : what's up ?


Une autre manière d'explorer ce qui va changer dans les pratiques médicales consiste à se demander ce que nous pourrons faire, bientôt, que nous ne savons pas faire aujourd'hui.
Vu sous cet angle, le champ des possibles est immense.
Les progrès, en accélération constante, de la biologie, des biotechnologies, des sciences de l'information, des nanotechnologies, par exemple, laissent rêveurs.

Rien qu'en se limitant aux champs de Cap Digital, qui n'est pas particulièrement orienté vers la médecine, je vois naître en ce moment, dans toutes les communautés de notre pôle de compétitivité, des applications ou des technologies qui portent en elles le ferment d'évolutions considérables.

jeudi, avril 30, 2009

Rapport moral à l'Assemblée générale de Cap Digital pour l'exercice 2008

J'ai le plaisir de vous présenter le rapport moral présenté ce jour à l'Assemblée générale de Cap Digital :


Mesdames et messieurs les adhérents,

Il me revient de vous rendre compte aujourd'hui du troisième exercice de notre association, au vu des missions que nous nous sommes données lors de la création de notre association, et que nous avons précisées dans le cadre de notre plan stratégique 2009-2012.

Ayant été élu à la présidence du Conseil d’administration de Cap Digital en septembre dernier, et donc vers la fin de cet exercice 2008, je peux vous dire que je trouve ce bilan remarquable, et souligner que c’est en très large part le bilan de Jean-Pierre Cottet, le premier président de Cap Digital.

Jean-Pierre a souhaité passer le témoin à l’issue de cette phase de création du pôle et d’une évaluation nationale très favorable. C’est lui qui a réussi à créer un véritable esprit collectif et chaleureux à ce qui était initialement un regroupement de professionnels parfois enfermés dans leurs secteurs, souvent rudement concurrents. C’est lui aussi qui a permis à notre secteur des industries de la création numérique de devenir un interlocuteur aussi crédible que les secteurs industriels plus anciens ou plus « matériels ».
Nous l’en remercions, et nous réjouirons de le retrouver dans de prochaines collaborations.

Je voudrais dire aussi combien nous avons la chance de pouvoir nous appuyer sur une équipe talentueuse, qui ne ménage pas sa peine, et qui n’oublie jamais que sa mission est avant tout de se mettre au service des projets des membres : entreprises et établissements publics de recherche.
L’objectif de Cap Digital est clair : soutenir nos entreprises et nos laboratoires afin que Paris et sa Région soient l'un des centres mondiaux significatifs en matière d'industries de la création numérique. C’est en regard de cet objectif que je souhaite vous présenter les principaux éléments de notre bilan 2009.

Vie de l'association


  • L’audience de Cap Digital continue de croître. Le nombre d’adhérents à jour de cotisation est ainsi passé de 278 en 2006 (dont 215 PME), 286 en 2007, dont 213 PME, 318 en 2008, dont 246 PME.
  • Plus intéressant, le taux de départ reste raisonnable : sur près de 380 inscrits, seules 14 entreprises ont notifié leur désir de quitter le pôle, une quarantaine ne sont pas à jour de cotisations.
  • Les premiers éléments 2009 montrent que cette tendance devrait s’amplifier, puisque nous avons accueilli 50 nouveaux membres hier, près de 70 depuis la rentrée.
Nous avons donc des motifs de croire que nos adhérents trouvent intérêt à participer à notre projet, ce qui devrait s’affirmer avec les nouveaux services que nous développerons en 2009.

  • Les membres de Cap Digital bénéficient des services du pôle, puisqu’en trois ans, plus de 225 membres ont obtenu au moins un label (et donc un soutien). Près de la moitié des membres de Cap Digital sont actuellement participants à au moins un projet, 3/4 des PME.
  • Les relations de Cap Digital avec les pouvoirs publics et les décideurs politiques sont excellentes, comme en témoignent les soutiens affirmés de la Région, de la ville de Paris et des départements de l’Ile de France. Cette bonne relation, qui s’est marquée en 2008 par la visite de François Fillon à notre Assemblée générale de février (et en 2009 par la première visite officielle de Nathalie Koszuisko-Morizet), permet à Cap Digital de relayer efficacement les enjeux numériques auprès des décideurs, comme en témoigne la prise en compte de la contribution de Cap Digital au Contrat de plan Etat-Région.
  • L’audit national des pôles, effectué à la demande du ministère de l’économie, des finances et de l’industrie, a classé Cap Digital dans les pôles ayant atteint leurs missions et nous a réservé des appréciations très élogieuses.
  • Même si ces premiers éléments sont encourageants, Cap Digital a poursuivi sa structuration :
            o Aboutissement en février 2008 d’un intense travail collectif ayant permis la définition d’un plan stratégique 2009-2012 ;
            o Réorganisation de l’association, pour dynamiser à la fois le processus projets et l’animation des communautés thématiques, en créant trois commissions techniques en charge de la labellisation ( contenus, services et connaissances) et neuf communautés de domaine (Jeu vidéo, Design numérique, Patrimoine numérique, Image Son et Interactivité, Robotique et objets communicants, Éducation et Formation numérique, Services et usages, Ingénierie des connaissances, Logiciel libre, coopération et nouveaux modèles.)
           o Préparation intensive du lancement du plan filière, qui nous permet de dynamiser les services de soutien à la croissance des entreprises autres que le financement de la R&D – formations, rencontres, voyages, think tank). Préparation du projet Futur en Seine qui va nous permettre, dans un mois, de monter en Ile de France un grand événement populaire et festif centré sur les technologies, la prospective et les savoir-faire de nos entreprises et de nos laboratoires.

  • Enfin, et c’est très important, l’exercice est caractérisé, comme les deux précédents, par la maîtrise des coûts, puisque les recettes se montent à 109 % du budget prévisionnel (1 927 360 euros), les charges à 102 % du budget prévisionnel (1 767 000 euros), ce qui permet à l’exercice de se traduire par un résultat net après impôts de 63 938 euros.
Activités de l'association

    L’activité de recherche et développement de Cap Digital a continué à croître en quantité comme en qualité.

    Voici les résultats de Cap Digital, tous appels confondus, sur les deux dernières années :

            Nb de projets reçus   Nb de projets labellisés  Nb de projets financés   Montant financements (Meuros)

      2007          109                                  52                                   41                        41

        2008          213                                  74                                  59                         51


          Il faut noter que cette augmentation tient non seulement au dynamisme de nos adhérents mais aussi à la mise en place de nombreux dispositifs, dont le fonds FEDER dont nous vous reparlerons au cours de cette AG. Il est important en effet que les porteurs de projets construisent avec les équipes de Cap Digital une stratégie de dépôt en recherchant les guichets qui correspondent le mieux à leurs projets et qui ont le meilleur taux de réussite.

            • Cette augmentation, qui s’accentue en 2009, montre que nous avons dépassé les projets qui avaient justifié la création du pôle et bénéficions désormais d’un véritable processus de production récurrente de projets de qualité.
            • C’est ainsi que, pour la deuxième année consécutive, Cap Digital se place au premier rang national pour le nombre de projets ANR, au quatrième rang pour le financement, nos projets étant généralement de taille plus modestes que ceux d’industries plus lourdes.
            • De même, Cap Digital est le quatrième pôle en termes de financements issus du FUI, derrière trois filières très anciennes et très installées : Systematic sur le plateau de Saclay, Minalogic à Grenoble et Aerospace Valley.
            • Je me réjouis de ce succès, non pas par esprit de compétition, mais parce que je me souviens de la difficultés que nous pouvions avoir, il y a quatre ans à peine, à installer l’idée que nous étions un secteur industriel à part entière. Il me semble que c’est aujourd’hui chose inconstestée.
            • Cap Digital a également poursuivi ses actions événementielles, destinées à soutenir encore le dynamisme de notre communauté, sa créativité, les échanges entre les membres ou la présence internationale de nos entreprises.
            • Je ne peux citer ici l’ensemble de ces événements, que vous retrouverez sur le rapport d’activité disponible sur le site. Je rappellerai simplement la présence de nos membres dans certains des plus grands salons mondiaux de nos secteurs (SIGGRAPH, BETT, Game Convention à Leipzig), le soutien à l’organisation Forum mondial du libre ou à l’organisation de la Game développeur convention de Paris, le soutien à la création de la Cantine ou les Entretiens du nouveau monde industriel.
            • Enfin, puisque nous croyons fermement aux vertus de la « coopétition » au sein de notre communauté, nous appliquons ces mêmes principes à d’autres de nos partenaires compétiteurs. Je me réjouis donc de vous faire part de la montée en puissance des coopérations avec d’autres pôles de compétitivité franciliens (Systématic, Move’o, Advancity, tant en termes de colabellisation qu’en termes d’événementiel ou de réflexion stratégique).
            • De même, grâce au programme REDICT, Cap Digital a noué une coopération forte avec des clusters cousins en Europe (Dublin, Copenhague, Amsterdam, Berlin et Bucarest) et bénéficie ainsi d’un appui logistique sur ces régions, et notamment de la capacité à aider nos adhérents à trouver des partenaires pour les projets européens.
            • Dans le même esprit, Cap Digital a renforcé des relations suivies avec des clusters de San Francisco (avec qui nous menons le projet Sebastian dans le cadre du programme « digital sisters cities), Montréal (et Québec), Boston et Séoul. N’hésitez pas à solliciter notre équipe pour mieux travailler avec ces réservoirs de partenaires.


              Prochains défis 
              Notre association a donc réussi la première étape de son projet. Une communauté francilienne des industries et laboratoires de la création numérique se met en place. Elle stimule l’effort de R&D et bénéficie d’un soutien sans faille des pouvoirs publics, Etat et Région. Nous pouvons nous en féliciter, mais nous devons également préparer la deuxième étape.

              Sans commencer aujourd’hui un pré-rapport 2009, je voudrais dire ce matin que la confiance de nos adhérents et de nos financeurs nous donne aujourd’hui un devoir d’excellence.

              La crise mondiale vulnérabilise les entreprises qui dépendent de la publicité, ralentit certains de ceux qui travaillent en B to B et pourrait toucher un jour les producteurs de contenus grand public.
              La reprise, sera, à l’évidence, marquée par un rapide bond en avant des industries de la création numérique, mais aussi, très probablement, par une fécondation d’autres secteurs industriels (Santé, services à la personne, transport, énergie) par nos outils et nos métiers.
              Internet des objets, géolocalisation, cloud computing, rendering, interfaces in real life… De nombreux sujets nous concernent aujourd’hui qui n’étaient que des questions prospectives il y a quatre ans. Ce seront les moteurs de la nouvelle croissance.
              Nous devons donc faire preuve de solidarité pendant cette période – autant entre les membres de Cap Digital qu’entre Cap Digital et les institutions importantes pour notre communauté -, pour maintenir la qualité de notre écosystème. Nous devons être prêts à saisir les prochaines vagues. Nous devons donc concevoir des projets de recherche exigeants qui nous placent réellement dans les meilleurs au niveau mondial.
              Nous devons travailler ensemble à l’analyse prospective et stratégique.
              Nous devons soutenir la création de communautés de domaine fortes et capables de rayonnement international.




                            Conclusion 
                            Je voudrais donc conclure en rappelant nos quatre défis pour cette année 2009 :


                            • maintenir la qualité du programme de R&D, non seulement parce que nous croyons aux vertus de la création, de l’innovation et de la vitesse, mais aussi parce que lien singulier avec la recherche est la force des pôles de compétitivité, son « ADN » et ce qui les différencie d’une simple association professionnelle.
                            • Développer le programme de soutien à la croissance : aide au financement, à l’implantation, à la gestion des risques de l’hypercroissance, aide aux partenariats internationaux et à l’exportation de nos produits et solutions.
                            • Développer notre veille, notre prospective et notre qualité d’anticipation stratégique grâce au programme think tank
                            • Installer notre identité collective dans le territoire francilien, prendre conscience de nos forces et de notre créativité, nouer une relation unique avec notre public, renforcer notre attractivité grâce à Futur en Seine.
                            C’est pourquoi j’espère que nous nous retrouverons nombreux le 29 mai au soir pour l’inauguration de Futur en Seine, sans doute au siège de Cap Digital, et que vous contribuerez, par votre présence, vos initiatives, voir votre soutien financier à cette manifestation que nous voulons installer durablement dans le paysage.

                             Je vous remercie.

                            Henri Verdier