C'est avec une vraie joie que j'ai appris ce matin que le court métrage Logorama, produit par le film de François Alaux, Hervé de Crécy et Ludovic Houplain, du collectif H5, coproduit et réalisé par la société Mikros images, avait remporté cette nuit l'Oscar du meilleur film d'animation.
Après Oktapodi l'année dernière, réalisé par des étudiants de l'école des Gobelins, et premier film d'étudiants à être nominés, c'est cette fois-ci la récompense suprême pour un film français.
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lundi, mars 08, 2010
vendredi, mars 05, 2010
Leadership Lessons from Dancing Guy
Trouvé sur le blog de Charles Nouÿrit, ce cours de stratégie web 2.0. Spectaculaire et amusant, il prolonge mon billet précédent...
Avoir des "follower", investir sur ces followers pour qu'ils en attirent d'autres, créer un rite, qui deviendra une plate-forme pour de nouveaux services. C'est l'une des nouvelles stratégies pour les entreprises à l'ère numérique.
Avoir des "follower", investir sur ces followers pour qu'ils en attirent d'autres, créer un rite, qui deviendra une plate-forme pour de nouveaux services. C'est l'une des nouvelles stratégies pour les entreprises à l'ère numérique.
jeudi, mars 04, 2010
Entreprises : le nouveau contexte stratégique
Juste avant que je ne parte quelques jours, on m'a sollicité pour une contribution à un ouvrage collectif destiné à fêter les 25 ans de l'Epita. Les lecteurs fidèles de ce blog retrouveront quelques idées déjà exprimées, mais je suis très heureux de les repartager avec vous...
Je remercie Yannick Lejeune de son interview et de sa retranscription.
Je remercie Yannick Lejeune de son interview et de sa retranscription.
La civilisation numérique : un nouveau contexte stratégique pour l'entreprise
Ce n'est pas seulement le management ou la distribution qui sont bouleversés par le numérique : c'est la valeur, l'échange et les aspirations sociales. C'est une nouvelle civilisation qui se dessine, dans laquelle les règles stratégiques fondamentales seront redéfinies.Chaque grande époque de civilisation peut être analysée comme un équilibre entre des technologies disponibles, un état de l’économie (lié à ces technologies – par exemple via leur besoin en concentration de capital), des politiques (ou des techniques de pouvoir) et des aspirations sociales. L'Antiquité, la Renaissance s'équilibraient autour d'une cohérence entre la manière de construire, de régir, de produire, de voyager... La Révolution industrielle a connu un autre équilibre avec le charbon, l’acier, le chemin de fer, Haussmann, des méthodes de police, le balbutiement des démocraties, l’émergence du concept de nation. Comme les Trente Glorieuses avec un accord entre l'avion, l’automobile, l’électricité, le pétrole, l’habitat vertical, la production de masse, les mass médias, le marketing et la consommation de masse. Ce qui est intéressant pour l’entreprise, c’est de sentir à chaque époque l’équilibre entre ce qu’est une entreprise, comment elle s'organise, ce que veulent les gens, ce qu’ils achètent, la manière dont ils s’informent... Tout cela est cohérent.
Or, j’ai la conviction que nous sommes en train de vivre l’émergence d’une nouvelle époque, dont les technologies de bases seront l’informatique, les télécoms et les nanotechnologies et qui verra émerger un nouvel équilibre. On en voit déjà les prémices : le marketing et la consommation de masse s’essoufflent ; on aspire à la personnalisation, la participation, à la transparence et au contrôle.
vendredi, février 26, 2010
Le grand changement dans la "privacy"
J'ai eu le plaisir aujourd'hui de déjeuner avec mon ami Robert Jammes, inspecteur général de l'éducation nationale (en retraite depuis peu). Robert est très attaché aux valeurs de la Ligue de l'enseignement, à la laïcité et donc à une certaine forme de respect de la vie privée, et nous avons pas mal échangé sur les changements d'attitude de la société vis à vis des données personnelles.Car quelque chose change, et sacrément vite.
Il y a d'une part la prolifération des fichiers de tous ordres, décidés par les autorités gouvernementales ou administratives sans grand contrôle démocratique. Il y a d'autre part la facilité avec laquelle les nouvelles générations semblent diffuser leurs données personnelles sans crainte. La question de la vie privée ne se pose absolument pas comme il y a quelques années.
Tout se passe, d'autres l'ont dit avant moi, come si l'on vivait une sorte de nouvelle révolution sexuelle. Les nouvelles générations se comportent comme si elles trouvaient leurs aînés coincés et ringards, et semblent basculer collectivement avec la même rapidité dans un autre mode de vie. Décontracté, insouciant.
lundi, février 22, 2010
Réflexions sur le capitalisme cognitif
La Fondation Télécom a reçu cette semaine Yann Moulier Boutang, économiste, chercheur, éditeur et militant, avec qui nous avons longuement échangé sur l'économie post-numérique.
Je ne saurais, en un billet, résumer les analyses - et moins encore le système d'analyse - d'un auteur comme Yann. Pour ceux qui voudront aller plus loin, je recommande son ouvrage récent, Le Capitalisme cognitif, ou le prochain qui devrait paraître dans quelques semaines, L'Abeille et l'économiste.
Je voudrais en revanche partager ici quelques-uns de ses postulats qui, personnellement, me semblent très probants. Et si ce billet s'éloignait trop des analyses de Yann Moulier Boutang, disons alors qu'il présente les analyses personnelles que m'inspire cette pensée et les nombreux échanges que j'ai là dessus avec Antoine Rebiscoul, qui travaille pas mal avec Yann.
Je ne saurais, en un billet, résumer les analyses - et moins encore le système d'analyse - d'un auteur comme Yann. Pour ceux qui voudront aller plus loin, je recommande son ouvrage récent, Le Capitalisme cognitif, ou le prochain qui devrait paraître dans quelques semaines, L'Abeille et l'économiste.
Je voudrais en revanche partager ici quelques-uns de ses postulats qui, personnellement, me semblent très probants. Et si ce billet s'éloignait trop des analyses de Yann Moulier Boutang, disons alors qu'il présente les analyses personnelles que m'inspire cette pensée et les nombreux échanges que j'ai là dessus avec Antoine Rebiscoul, qui travaille pas mal avec Yann.
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