lundi, septembre 05, 2011

Kevin Slavin et la physique de la culture

Je vous parlais il y a un an du High Frequency Trading et de sa probable contribution au mini krach (9% de perte de valeur boursière) qui avait frappé Wall Street en moins de deux minutes le 6 mai 2010.

Cette remarquable conférence TED de Kevin Slavin (le fondateur de Area/Code, racheté par Zynga) reprend cette question de manière passionnante, profonde et un peu inquiétante. Car quand il dit que les algorithmes façonnent le monde, il ne parle pas en Pythagoricien. Il parle bien de terraformation. Quand il parle de physique de la culture, il parle bien de physiciens de la guerre froide qui décident aujourd'hui des films que vont produire Hollywood.

Regardez plutôt...


Allez, bonne rentrée à tous. Et pour vous remonter le moral, ne ratez pas cette belle interview de Michel Serres, qui nous rend bien plus optimistes sur l'avenir de nos petites poucettes.

lundi, août 22, 2011

Henri Verdier's Homepage

J'ai décidé de créer un deuxième blog, destiné à recueillir les articles de presse, interviews ou autres, qui me sont consacrés mais ne justifient pas forcément un billet complet sur ce blog.

C'est la Henri Verdier's homepage.

Voilà, c'est dit.

jeudi, août 18, 2011

Rebecca MacKinnon et le "consentement des connectés"

Rebecca MacKinnon est journaliste, essayiste et militante. Elle a dirigé le bureau de Shanghaï, puis le bureau de Tokyo de CNN.
Elle collabore aujourd'hui avec de nombreuses fondations et est membre du board de la Wikimedia Foundation.

Rebecca a donné le mois dernier une TED conférence sur la liberté d'Internet.

C'est une intervention essentielle par sa simplicité et sa profondeur. Rebecca MacKinnon ne nous parle pas ici de "code as a law", de netneutralité, de censure technologique, de deep packet inspection ou autres concepts ardus. Mais visiblement elle les connaît bien.
Elle nous en parle, simplement, à travers quelques exemples extrêmement faciles d'accès.

Jugez-en vous-mêmes.


mardi, août 02, 2011

#Debtceiling : le tweetclash d’Obama a-t-til été une bonne opération ?


Comme je l'évoquais dans mon dernier billet, le débat sur la dette US a permis à Obama d’innover, une fois encore, en matière de communication politique, en organisant le plus grand Tweetclash de l’histoire.

Un à un, plus de 100 représentants Républicains au Sénat et au Congrès se sont vus interpeller devant plus de 9 millions de followers, qui ont pu à leur tour relayer le message.

Alors qu'un accord a été scellé hier soir, est-il possible d’évaluer la contribution de cette démarche à la résolution de la crise ? Est-il possible d'en tirer d'autres leçons en préparation de 2012 ?

Certes, ce n'est pas encore sur Twitter que se noue l'essentiel du débat politique. Cette crise a mobilisé l'ensemble des médias américains, et a lancé, aux Etats-Unis, un véritable débat national. Mais il est quand même intéressant d'analyser la séquence Twitter de cet immense affrontement.

samedi, juillet 30, 2011

Crise de la dette : le TweetClash Géant d'Obama

Il y a quelques jours encore, je déplorais devant quelques amis le fait que nous ne voyons émerger aucune innovation stratégique ou tactique dans la campagne 2012.

L'échec des créateurs des possibles, et la relative atonie de la Coopol, ayant souffert, pour l'un de sa conception initiale, et pour l'autre du budget consenti, semblaient avoir bridé les imaginations.

Et pourtant, nous avons assisté hier soir à une véritable première en matière de communication politique.

Au moment où la crise de la dette atteint son acmé, et où il semble même impossible que les Etats-Unis réussissent à se mettre d'accord avant lundi, Barak Obama vient encore d'innover en lançant un TweetClash géant.

Fort de plus de 9 millions de followers sur Twitter (c'est l'un des comptes les plus suivis au monde), Obama a lancé une tentative de mobilisation de masse des twittonautes, en leur demandant d'interpeller les représentants républicains au congrès.

Comme ceci :



Barack Obama 
Wyoming voters: Tweet  and ask him to compromise on a balanced deficit solution.