mercredi, mars 24, 2010

Les Japonais numérisent un livre en 1 minute !

J'étais reçu ce matin par la commission Education, Culture et Communication du Sénat, et, entre autres sujets, nous avons abordé la question de la numérisation des livres.

Ma position est simple et n'a pas varié depuis que nous avons vu arriver le dossier Google Books chez Odile Jacob : pas de partenariat qui ne nous rende pas les fichiers numérisés avec tous droits d'utilisation. Si cette condition n'est pas remplie, le deal, quel qu'il soit nous prend beaucoup et nous apporte peu.

Mais au delà de ce principe simple, il reste parfois en France le sentiment que la numérisation de grands corpus est trop lourde, trop chère et trop complexe pour que nous puissions rêver de numériser nous-mêmes. C'est quand même faire peu de cas des progrès technologiques.


Photo CC Séverine Pache

lundi, mars 22, 2010

Refonder l'alliance entre Culture et Numérique

La Culture et le Numérique ne se sont pas rencontrées.

Je ne parle certes pas des leaders mondiaux des industries de la création, que nous avons la chance d'avoir en France.
Nos industries de cinéma, d'animation, du jeu vidéo, de la création publicitaire défendent une authentique création culturelle avec une réelle envergure mondiale, c'est acquis.
Je n'oublie pas non plus que nous nous sommes frottés les uns aux autres à travers à travers quelques passes d'armes, Hadopi par exemple. Ni que l'on trouve, dans nos deux mondes, des crapauds fous qui s'en vont frayer par des chemins improbables : artistes numériques, ingénieurs esthètes.

Mais, dans leur réalité sociologique, Numérique et Culture demeurent deux mondes bien distincts, ayant leurs élites, leurs codes, leurs références, se fréquentant globalement assez peu, ne partageant pas vraiment les mêmes rêves ni les mêmes valeurs. Les coeurs institutionnels des deux mondes sont bien distincts.

mercredi, mars 17, 2010

The Future of reading

Vidéo trouvée [Unhuman], le site de Disparitius. Je la trouve très amusante, non seulement pour la prouesse rédactionnelle, mais parce qu'elle réussit parfaitement à mettre en scène les deux visions, qui coexistent, de la transformation numérique en cours.



Le fait que les thèses déclinistes et utopistes entrent à ce point dans le même wording pose d'ailleurs une autre question. Sont-elles les deux faces d'une même représentation du monde ,

lundi, mars 08, 2010

Logorama remporte l'Oscar du film d'animation

C'est avec une vraie joie que j'ai appris ce matin que le court métrage Logorama, produit par le film de François Alaux, Hervé de Crécy et Ludovic Houplain, du collectif H5, coproduit et réalisé par la société Mikros images, avait remporté cette nuit l'Oscar du meilleur film d'animation.

Après Oktapodi l'année dernière, réalisé par des étudiants de l'école des Gobelins, et premier film d'étudiants à être nominés, c'est cette fois-ci la récompense suprême pour un film français.


vendredi, mars 05, 2010

Leadership Lessons from Dancing Guy

Trouvé sur le blog de Charles Nouÿrit, ce cours de stratégie web 2.0. Spectaculaire et amusant, il prolonge mon billet précédent...







Avoir des "follower", investir sur ces followers pour qu'ils en attirent d'autres, créer un rite, qui deviendra une plate-forme pour de nouveaux services. C'est l'une des nouvelles stratégies pour les entreprises à l'ère numérique.

jeudi, mars 04, 2010

Entreprises : le nouveau contexte stratégique

Juste avant que je ne parte quelques jours, on m'a sollicité pour une contribution à un ouvrage collectif destiné à fêter les 25 ans de l'Epita. Les lecteurs fidèles de ce blog retrouveront quelques idées déjà exprimées, mais je suis très heureux de les repartager avec vous...
Je remercie Yannick Lejeune de son interview et de sa retranscription.

La civilisation numérique : un nouveau contexte stratégique pour l'entreprise

Ce n'est pas seulement le management ou la distribution qui sont bouleversés par le numérique : c'est la valeur, l'échange et les aspirations sociales. C'est une nouvelle civilisation qui se dessine, dans laquelle les règles stratégiques fondamentales seront redéfinies.

Chaque grande époque de civilisation peut être analysée comme un équilibre entre des technologies disponibles, un état de l’économie (lié à ces technologies – par exemple via leur besoin en concentration de capital), des politiques (ou des techniques de pouvoir) et des aspirations sociales. L'Antiquité, la Renaissance s'équilibraient autour d'une cohérence entre la manière de construire, de régir, de produire, de voyager... La Révolution industrielle a connu un autre équilibre avec le charbon, l’acier, le chemin de fer, Haussmann, des méthodes de police, le balbutiement des démocraties, l’émergence du concept de nation. Comme les Trente Glorieuses avec un accord entre l'avion, l’automobile, l’électricité, le pétrole, l’habitat vertical, la production de masse, les mass médias, le marketing et la consommation de masse. Ce qui est intéressant pour l’entreprise, c’est de sentir à chaque époque l’équilibre entre ce qu’est une entreprise, comment elle s'organise, ce que veulent les gens, ce qu’ils achètent, la manière dont ils s’informent... Tout cela est cohérent.

Or, j’ai la conviction que nous sommes en train de vivre l’émergence d’une nouvelle époque, dont les technologies de bases seront l’informatique, les télécoms et les nanotechnologies et qui verra émerger un nouvel équilibre. On en voit déjà les prémices : le marketing et la consommation de masse s’essoufflent ; on aspire à la personnalisation, la participation, à la transparence et au contrôle.

vendredi, février 26, 2010

Le grand changement dans la "privacy"

J'ai eu le plaisir aujourd'hui de déjeuner avec mon  ami Robert Jammes, inspecteur général de l'éducation nationale (en retraite depuis peu). Robert est très attaché aux valeurs de la Ligue de l'enseignement, à la laïcité et donc à une certaine forme de respect de la vie privée, et nous avons pas mal échangé sur les changements d'attitude de la société vis à vis des données personnelles.

Car quelque chose change, et sacrément vite.

Il y a d'une part la prolifération des fichiers de tous ordres, décidés par les autorités gouvernementales ou administratives sans grand contrôle démocratique. Il y a d'autre part la facilité avec laquelle les nouvelles générations semblent diffuser leurs données personnelles sans crainte. La question de la vie privée ne se pose absolument pas comme il y a quelques années.

Tout se passe, d'autres l'ont dit avant moi, come si l'on vivait une sorte de nouvelle révolution sexuelle. Les nouvelles générations se comportent comme si elles trouvaient leurs aînés coincés et ringards, et semblent basculer collectivement avec la même rapidité dans un autre mode de vie. Décontracté, insouciant.

lundi, février 22, 2010

Réflexions sur le capitalisme cognitif

La Fondation Télécom a reçu cette semaine Yann Moulier Boutang, économiste, chercheur, éditeur et militant, avec qui nous avons longuement échangé sur l'économie post-numérique.

Je ne saurais, en un billet, résumer les analyses - et moins encore le système d'analyse - d'un auteur comme Yann. Pour ceux qui voudront aller plus loin, je recommande son ouvrage récent, Le Capitalisme cognitif, ou le prochain qui devrait paraître dans quelques semaines, L'Abeille et l'économiste.

Je voudrais en revanche partager ici quelques-uns de ses postulats qui, personnellement, me semblent très probants. Et si ce billet s'éloignait trop des analyses de Yann Moulier Boutang, disons alors qu'il présente les analyses personnelles que m'inspire cette pensée et les nombreux échanges que j'ai là dessus avec Antoine Rebiscoul, qui travaille pas mal avec Yann.

dimanche, février 21, 2010

Usages du net dans les Musées

Vendredi, j'ai eu la chance et le plaisir d'être convié par Jean-Paul Cluzel et Claudie Haigneré à une séance de réflexion sur les usages du numérique dans le projet de restauration du Grand palais.

Au cours de cette séance, Yannick Vernet nous a présenté un remarquable travail d'analyse des usages constatés du numérique dans les grands Musées du monde... et m'a autorisé à la diffuser sur mon blog.

Si la question vous intéresse, regardez ça. Ca commence par des choses assez classiques (puisque c'est exhaustif), mais ça dessine rapidement une somme impressionnante d'initiatives et d'expériences.

vendredi, février 19, 2010

Mieux qu'une main d'homme

Impressionnant quand même, non?



Merci à Jean Michel Billaut d'avoir twitté cette incroyable vidéo du site robotworld .

mardi, février 16, 2010

Le rapport Fourgous peut-il sauver l'école ?

Jean-Michel Fourgous a remis ce matin son rapport sur l'école numérique (téléchargeable ici).

Honnêtement, c'est un travail considérable, qui pose des éléments de diagnostic complets, documentés, chiffrés et sourcés (ce qui est quand même rare !) et propose des pistes nombreuses et pour certaines extrêmement prometteuses.
Il détaille en particulier le potentiel du numérique en abordant les cas particuliers disciplinaires et en n'oubliant pas les questions d'intégration, d'autonomie, de construction de soi.
Il propose un ensemble de mesures (70) en n'oubliant ni l'infrastructures, ni la gouvernance, ni même de mentionner le besoin d'ouverture et de créativité et ne craint pas d'aborder certaines questions liées au droit d'auteur ou à la fiscalité.

Il y a donc un énorme travail et de bonnes pistes.

Je n'en n'ai pas moins le sentiment que l'on risque quand même de passer à côté de l'essentiel.

dimanche, février 14, 2010

GoogleBuzz, Facebook, Aardvark : percées croisées dans la bataille du web social

Sacrée semaine quand même pour Internet.

Pendant que Facebook, devenu le quatrième fournisseur de "news" au monde, nous présentait sa nième nouvelle interface, Google nous réservait deux jolies nouvelles :
- l'ouverture au public du service Buzz (une sorte de grand Facebook foutraque construit autour de votre mail et de vos comptes Twitter, Facebook, Blogger et autre - qui déclencha un tel tollé planétaire que la politique de confidentialité était revue dès vendredi) ;
- et l'acquisition de Aardvark, dont la rumeur circulait depuis décembre mais qui fut officiellement confirmée vendredi soir.

dimanche, février 07, 2010

L'évolution de la "Remix Culture"

J'ai bien aimé cette vidéo du blogueur et journaliste Julian Sanchez,sur les évolutions de la "Remix Culture". Comme beaucoup d'acteurs d'Internet, Julian Sanchez est plutôt "Libéral Libertaire" et je ne le suis pas forcément en tout. Mais sa thèse mérite qu'on s'y arrête.

Pour lui, la culture populaire est devenue une culture du remix, et cette culture du remix, à son tour, devient une plate-forme d'expression collective et même de conversation sociale. Une pâte sociale, en quelques sortes. Ce qui induit logiquement que le copyright, qui défendait un droit de propriété, devient aujourd'hui un outil de contrôle sociale.

mercredi, février 03, 2010

L'ordinateur sans ordinateur

Grégoire Postel Vinay vient de me passer cette conférence TED. A regarder absolument (on peut mettre des sous-titres). Les gens pressés peuvent filer directement à la cinquième minute.

Créativité extraordinaire, vision exceptionnelle, prototype efficace... et le tout en open source (il le dit à la fin).

Voilà ce que nous disions quand nous disions que l'informatique allait se fondre dans le monde réel. Voilà aussi ce que je disais quand je disais que le Medialab était un lieu de formation extraordinaire. Ce type est thésard !

lundi, février 01, 2010

Chris Anderson : "la nouvelle révolution industrielle sera celle des atomes"

C'est la "Une" de Wired de ce mois-ci.

C'est le nouveau "coup" de Chris Anderson. Après la "Longue traîne", où il  nous prophétisait un monde où les oeuvres les plus confidentielles trouveraient leurs publics dans les marges bienveillantes de la consommation de masse,  après Free, où il nous expliquait que le gratuit était désormais le seul modèle économique d'avenir, voici que le rédacteur en chef de Wired nous annonce que les principes du logiciel libre : ouverture, interopérabilité, open source... vont devenir les principes de base de toute l'industrie.

Comme toujours avec Anderson, le réel ne rentre pas complètement dans l'idée. Mais comme toujours aussi, il y a quelque chose d'éclairant, et de persistant, dans cette intuition...

vendredi, janvier 29, 2010

A quoi servent les plans stratégiques ?

Un papier très intéressant dans le Wall Street Journal de lundi, qui me semble faire un écho intéressant à notre réflexion sur l'innovation.

Conséquence de la crise, de nombreux grands groupes américains semblent avoir mis en place des organisations très souples, réactives : "situation rooms", remise à jour mensuel des plans stratégiques, remise à plat des stratégies d'achat, pour optimiser les volumes en temps réel et non pas les coûts unitaires, etc.




lundi, janvier 25, 2010

Innover en 2010

On m'a demandé de rédiger l'entrée "Innovation" dans le Dictionnaire politique de l'Internet et du numérique. La contrainte était de rester sous les 5000 signes. Je serais très heureux d'avoir votre sentiment sur cette synthèse.

Innovation

L’innovation est une invention qui rencontre son public.
La découverte peut être technologique ou concerner une organisation, un procédé ou un service, elle peut provenir de la R&D ou de petites améliorations : elle ne devient innovation qu’en rencontrant son public. Elle implique donc une production et un marché et de ce fait une dimension collective, sensible au contexte politique, économique et social.

vendredi, janvier 22, 2010

Médecine du futur : what's up ?


Une autre manière d'explorer ce qui va changer dans les pratiques médicales consiste à se demander ce que nous pourrons faire, bientôt, que nous ne savons pas faire aujourd'hui.
Vu sous cet angle, le champ des possibles est immense.
Les progrès, en accélération constante, de la biologie, des biotechnologies, des sciences de l'information, des nanotechnologies, par exemple, laissent rêveurs.

Rien qu'en se limitant aux champs de Cap Digital, qui n'est pas particulièrement orienté vers la médecine, je vois naître en ce moment, dans toutes les communautés de notre pôle de compétitivité, des applications ou des technologies qui portent en elles le ferment d'évolutions considérables.

mercredi, janvier 20, 2010

Médecine : la fin du colloque singulier ?

Réunion, la semaine dernière, du groupe "TIC et santé" du Think Tank de la Fondation Télécom.

Nous avons eu la chance de partir d'un ambitieux travail prospectif conduit par Laurent Gille et Thomas Houy, avec de nombreux partenariats, qui a permis de dégager les questions clés qui vont se poser aux systèmes de santé, et les "grandes bifurcations" que susciteront nos réponses.



  (illustration Health Prototype candidates, juhansonin, Creative Commons)

lundi, janvier 18, 2010

François Fillon précise le contenu du Grand emprunt (texte intégral)


François Fillon, accompagné de Nathalie Kosziusko-Morizet, Frédéric Mitterrand, Valérie Pécresse et Michel Mercier, ainsi que de Jean-Ludovic Silicani et Jean-Michel Fourgous, s’est offert aujourd’hui une belle journée sur le haut débit, rencontrant des équipes d’Orange, avant de se rendre sur le campus de Dassault Systèmes (où il a pu voir une démonstration du projet TerraNumerica, soutenu par Cap Digital).

Il a aussi profité de cette occasion pour poser les premiers arbitrages de la loi de finances destinée à organiser le rand emprunt qui sera présentée mercerdi en Conseil des ministres.

Donc, direct, tout chaud sorti du four, voici les premières conclusions du Premier Ministre :

mercredi, janvier 13, 2010

Ce maudit plafond de verre

La Une du Monde daté de ce jour apporte un éclairage nouveau sur ce que je considère comme notre pire problème économique français : ce plafond de verre qui bloque la croissance des PME européennes et singulièrement françaises.

La question est simple : il est quasiment impossible en France de créer son entreprise et d'en faire, à vie humaine, un grand groupe. Comme l'a rappelé Nicolas Véron dans un récent colloque, sur les 500 premières entreprises mondiales, on compte 154 Européennes dont 12 nées après 1950, alors que l'on compte 174 Américaines dont 54 nées après 1950.



samedi, janvier 09, 2010

Affaire Comcast : la cour d'appel pencherait pour un rejet de la demande de la FCC

Un prolongement inattendu de mon post d'hier sur la neutralité du net. Selon Wired,  la cour d'appel fédérale se préparerait à rejetter l'accusation de la FCC contre Comcast (qui, rappelons-le, bridait l'utilisation de BitTorrent par ses abonnés en pour épargner sa bande passante), probablement au motif que la FCC (qui est l'équivalent américain de notre ARD) n'aurait pas l'autorité légale nécessaire pour sanctionner Comcast.

Ce revers pour les défenseurs de la netneutralité réouvrirait un débat qui prend une tournure très vive aux Etats-Unis.

Lu : comment Google a pris le pouvoir (Slate)

vendredi, janvier 08, 2010

Questions sur la neutralité

Très intéressante discussion hier en marge de la réunion du Think Tank de la Fondation Télécom sur la neutralité du net.

Le débat sur la neutralité du net est essentiel. Au cœur de ce débat une revendication que je partage : étant donné le rôle d’Internet pour l’économie, la culture, voire l’humanité, il est essentiel d’en maintenir la « neutralité », c’est-à-dire la garantie que le réseau diffuse bien à tous ses abonnés l’ensemble des contenus et services possibles, sans distorsion. La garantie également que l’architecture profonde du réseau continue, comme il en a été depuis le début, à favoriser, par son ouverture, l’innovation, la créativité et la croissance.

Les analogies sont simples: de même qu’on n’accepterait pas qu’une autoroute soit en mesure de filtrer ses utilisateurs en fonction, par exemple, de la marque de leur voiture (je crois que c'est la comparaison que prenait Tim Wu dans son article fondateur de 2003 : Network Neutrality, Broadband Discrimination), de même qu’un abonné téléphonique est assuré qu’une fois abonné et en ligne, son appel parviendra sans distorsion à un autre abonné en ligne, les utilisateurs d’Internet doivent être assurés qu’une fois en ligne, leurs communications sont traitées à égalité. 

mardi, janvier 05, 2010

Computing in the Cloud

Pour changer un peu, un petit billet sur des sujets excessivement techniques... Mais rassurez-vous cependant, n'étant ni informaticien ni ingénieur, je resterai assez général.
L'informatique subit actuellement l'une des révolutions systémiques dont elle est capable, le passage vers le"cloud computing". Le problème est que cette réalité de fond a des conséquences stratégiques bien distinctes et parfois contradictoires.
Le mouvement de fond est la tendance à renvoyer les calculs "dans le nuage" ("in the cloud"), c'est-à-dire, pour l'utilisateur, pour la PME, pour l'éditeur de service, à ne pas s'embarrasser de serveurs mais à confier ses traitements et ses calculs à des serveurs diffusés dans le réseau Internet.


Au fond, l'initiative SETI@home de l'université de Berckeley (illustration), qui proposait en 1999 aux internautes de partager une partie de leur puissance de calcul pour contribuer collectivement à décrypter des enregistrements et à y rechercher d'éventuels signaux extra-terrestres était déjà une préfiguration de cette tendance.
Avec l'explosion d'internet, cette facilité s'est développée, entraînant des enjeux économiques, stratégiques et industriels considérables. C'est la première révolution du Cloud computing, et la première question essentielle pour l'industrie française.

Lu : les levées de fond dans l'industrie musicale en 2009

dimanche, janvier 03, 2010

Classes sociales ou propagations virales ?


Les 300 millions d'internautes revendiqués par Facebook (1/4 des internautes du monde) ne doivent pas faire oublier l'incroyable succès de Myspace, les 80 millions d'utilisateurs de Twitter, les 50 millions d'utilisateur d'Orkut (le réseau social de Google), dont 26 millions au Brésil, le succès de Mixi au Japon, ni ceux de Linkedin, Xing, Viadeo, etc.

Qu'on ne s'y trompe pas : c'est une lutte à mort qui s'est engagée entre les tenants du web classique, plat, hypertexte, algorithmique et hiérarchisé par le "pagerank" de Google, et les tenants d'un web social, centré sur l'utilisateur et son réseau relationnel, mû par la recommandation et la propagation virale.

vendredi, janvier 01, 2010

Sigmund Freud entre dans le domaine public !



Le droit de la propriété intellectuelle reconnaît à l'auteur, puis à ses ayant-droits une propriété complète (y compris le fameux "droit moral") jusqu'à soixante-dix ans après la mort de l'auteur (les années de guerre étant retranchées de ce calcul).
Passé ce délai, les oeuvres entrent dans le "domaine public" et chacun peut les utiliser comme bon lui semble.

Dans de nombreux pays, l'entrée dans le domaine public se fait, par convention, le 1 janvier de l'année concernée. C'est-à-dire aujourd'hui.